Voici le compte-rendu très personnel d’une élève de 3e secondaire qui a participé à l’échange interculturel avec des élèves de St-Pierre-Les-Becquets:
« Je m’appelle Jori Dema et je fais partie des 12 jeunes de Pierre-Laporte en secondaire 3 qui ont participé à un échange interculturel avec les élèves de l’école secondaire »Les Seigneuries » de St-Pierre-Les-Becquets. C’est une activité que l’école organise chaque année dans le but d’emmener des élèves québécois issus de l’immigration à découvrir la culture de la société d’accueil. En retour, les élèves québécois de souche apprennent à découvrir d’autres cultures.
Quand l’autobus est parti vers six heures, une ombre épaisse cachait les premiers rayons du soleil. Un petit vent frisquet soufflait sur Montréal. Mais j’étais avec mes camarades tout aguerrie à la découverte de mon jumeau.
La première partie du voyage était moins intrigante car tout nous était connu. Quant à la dernière heure du voyage, les paysages s’alternaient. Une grande différence par rapport à celui de la ville. Si ce n’était pas des champs à perte de vue alors c’étaient des arbres et si ce n’étaient ni l’un ni l’autre alors c’étaient de petits cours d’eau qui menaient je ne sais trop où. Nous devions nous rendre à Saint-Pierre-Les-Becquets et à un moment donné, j’ai cru que nous prenions la route du paradis parce que je n’avais jamais autant de noms de saints paver notre chemin.
Nous avions hâte de rencontrer nos »jumeaux » mais nous étions aussi très anxieux.
Les jeunes nous attendaient sur les escaliers, devant la porte de l’école. Ils avaient tous le sourire aux lèvres comme si, d’un moment à l’autre, on allait les prendre en photo.
Après, nous nous sommes tous dirigés vers la cafeteria de l’école où nous avons pris un petit encas avant de faire une visite guidée de leur école. Cette dernière avait beau être plus petite que la nôtre, elle dégageait un cachet particulier, et ceci grâce aux nombreux éléments décoratifs qui ornaient les murs.
La chose qui m’a vraiment impressionnée, c’est que tout le monde se connaissait et se tutoyait, les professeurs, la direction et les élèves. Il faut croire que tous étaient très proches puisque l’atmosphère y était assez familiale.
Après nous sommes allés visiter la ferme des vaches. Pour moi qui voyais une vache pour la première fois ailleurs que dans une publicité de produits laitiers, je fus assez surprise par leur grosseur et par la forte odeur qu’elles dégagent. Il y avait des centaines de vaches et étonnamment juste une dizaine de personnes qui s’en occupaient. Quelques minutes seulement nous suffisaient pour comprendre qu’elles formaient deux sous-groupes :les peureuses et les amicales.
Par la suite, nous sommes allés manger à la cabane à sucre qui en fait n’était qu’une petite maison et comme partout, l’accueil à été très chaleureux. Ce qu’il y avait de particulier avec les plats qu’on nous servait là-bas, c’est qu’avant de les apporter à une table, il fallait qu’ils soient trempés dans le sirop d’érable. Ceci est valable pour les crêpes comme pour les boulettes de viandes. Ce fut un moment fort agréable parce que tous les élèves se mélangeaient et riaient ensemble malgré le fait que c’était la première que nous nous voyions.
Puis nous repartîmes dans l’autobus pour aller dans une écurie. Je dois admettre que c’était le point fort de la journée. Pour cette activité, deux chevaux étaient mis à notre disposition. Skip, un cheval crèmelo de 22 ans et Adetita, une jument brune de 15 ans. J’ai toujours adoré l’équitation. Ça faisait des années que je ne me suis pas assise sur le dos d’un cheval. La sensation procurée est toujours agréable, croyez-moi.
J’ai oublié la notion du temps et pour un instant, j’ai oublié ce que j’avais laissé derrière moi, mais la voix du prof m’a ramenée à la réalité. C’était le temps de regagner nos places dans l’autobus pour prendre le chemin de retour, direction Montréal.
Je me propose de retourner l’année prochaine en attendant le grand voyage de coopération internationale dont nous parle déjà notre professeur,Monsieur Lalanne, co-responsable de cette activité à l’école. »
Jori Dema, élève de 3e secondaire, programme LLS
